16 DecL’aluminium, un métal qui ne vous veut pas de bien

Canettes en aluminium

Canettes en aluminium

Légèreté, solidité, conductivité thermique et électrique… : l’aluminium présente de nombreux avantages qui font de lui le métal le plus utilisé après l’acier. Des aliments aux cosmétiques en passant par les emballages, les médicaments ou encore les vaccins, ses applications sont multiples. Pourtant, l’aluminium est très toxique…

L’aluminium est omniprésent dans notre quotidien

On peut en trouver dans :

  • le matériel de cuisine (ustensiles, marmite…)
  • les emballages et récipients alimentaires (papier aluminium, boîtes de conserve, canettes, barquettes…)
  • les fromages et pâtes à tartiner industriels, la charcuterie, les bonbons… car l’aluminium sert aussi d’additif alimentaire
  • les aliments emballés dans de l’aluminium car il migre vers eux, surtout quand ils sont acides (tomates, citron, choux, épinards, sodas…). Il se transforme en sel assimilable (Al3+) qu’on peut retrouver dans le cerveau !
  • l’eau du robinet car des agents blanchissants à base de sels d’aluminium y sont souvent ajoutés
  • les anti-transpirants (à ne pas confondre avec les déodorants qui, eux, ne bloquent pas le phénomène naturel de transpiration)
  • le maquillage
  • les crèmes solaires
  • les dentifrices
  • les colorations
  • les médicaments antiacides
  • les vaccins.

Aluminium : en quoi est-il dangereux ?

Contrairement au fer, l’aluminium ne présente aucun intérêt pour l’organisme qui doit donc l’éliminer. Mais il arrive, du fait d’une exposition quotidienne, qu’une très petite quantité reste dans le sang et aille se loger dans les os, les poumons, la rate, le foie ou encore le cerveau. Or, l’aluminium est neurotoxique. À hautes doses, il peut causer des problèmes osseux et neurologiques comme des troubles moteurs et des troubles du langage. Il interviendrait même dans le déclenchement de la maladie d’Alzheimer. Plusieurs résultats d’études convergent pour dire que le risque est accru dans les régions où l’eau du robinet contient au moins 100 microgrammes d’aluminium par litre. Soit deux fois moins que la norme qui est de 200 µ/l…

Notons également que les sels d’aluminium présents dans les produits cosmétiques (en particulier les anti-transpirants) pénètreraient dans la peau, à plus forte raison quand elle est irritée (après le rasage par exemple). Selon les travaux récents de chercheurs de l’université de Genève, les sels d’aluminium s’avèrent dangereux pour les cellules mammaires et joueraient un rôle dans l’apparition du cancer du sein…

Comment minimiser son exposition à l’aluminium ?

Petits conseils du docteur Pierre Souvet, président de l’ASEF (Association santé environnement France) :

  • renouveler régulièrement son matériel de cuisine
  • remplacer le papier aluminium par du papier sulfurisé pour cuisiner
  • choisir des aliments conditionnés dans des bocaux en verre plutôt que dans des conserves, canettes… Quand ce n’est pas possible, prêter attention à la DLUO (date limite d’utilisation optimale) : plus le produit (acide) est resté longtemps au contact de l’aluminium, plus le risque de contamination est élevé.
  • vérifier sur les emballages alimentaires l’absence d’additifs comme les E173 (colorant), E520 ou E521 (épaississants), E522, E523 ou E1452 (stabilisants), E541 (émulsifiant), E554, E555, E556 ou E559 (anti-agglomérants).
  • conserver les aliments, acides à plus forte raison, dans des récipients sans aluminium
  • se renseigner sur la présence d’aluminium dans l’eau du robinet de sa région grâce au site du ministère de la Santé. Et si cette dernière en contient, utiliser une carafe filtrante.
  • bannir les anti-transpirants au profit des déodorants
  • privilégier les produits écolabellisés (Cosmébio ou Ecocert)
  • éviter de prendre des antiacides de manière fréquente.

Alors ouvrez l’œil.

Prudence est mère de sûreté.

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